mercredi 7 janvier 2009

Intersession #4

Olaf se réveilla la tête lourde. Il avait veillé une bonne partie de la nuit l'elfe fiévreux et grâce à ses soins attentifs, Scalarel semblait allé mieux. En revanche, le prêtre nain, avait du avouer à lui-même que malgré sa solide constitution, il ne se sentait pas bien. Il avait décider d'aller s'allonger. Très vite le sommeil l'avait capturé.

Le nain se demandait si c'était le matin ou le soir. L'odeur de bière fraiche et des biscuits salé acheva de le réveiller. Il mangea et s'habilla puis décida de finir le tonnelet et d'enfourner le dernier biscuit dans sa poche. Il se sentait mieux. A l'étage il croisa la halfeline qui tenait l'auberge avec la jeune Ameiko qui lui appris ce que ces amis étaient partis sans lui, préférant le laisser se reposer.

En descendant dans la salle commune, Olaf vit la jeune elfe qu'il avait contribué à sauver des mains des gobelins, en grande discussion avec un couple de marchands qui tenait des propos mélodramatiques sur un cheval volé par des gobelins. Profitant de l'arrivée du nain, Shalelu alla saluer le prêtre mettant ainsi un terme aux récriminations des deux marchands. L'elfe expliqua qu'elle s'apprêtait à se rendre au Pic-aux-chardons pour trouver la trace des amis du nain et leur prêter main-forte contre ces saletés de gobleins. Olaf commanda une autre bière qu'il avala d'un trait et se porta volontaire pour accompagner la jeune rodeuse. Il se sentait beaucoup mieux.

Une demi-heure plus tard, l'elfe et le nain étaient en route pour le nord-est. L'elfe trouva rapidement la trace des amis du nain qui remontait une rivière à travers un bois touffu et épineux et direction du nord (et de la mer). Les deux compères d'un jour arrivèrent à un cul-de-sac au milieu des chardons. La mer était proche car on entendait le ressac. Le nain découvrit un passage à travers les taillis épineux qui les menèrent dans un labyrinthe végétal. Pister les traces des compagnons du nain était facile : il suffisait de suivre les cadavres de gobelins. Shalelu et Olaf finirent par déboucher sur un pont de cordes et de planches qui enjambait la mer. Ils aperçurent les silhouettes des personnages qui progressaient sur les toits d'un curieux assemblage de planches, de bois de bateau formant une improbable forteresse nichée sur un improbable piton rocheux.

mardi 6 janvier 2009

[Résumé] Session 4


A l'abri en bas d'une tour de garde dans le repaire des gobelins du pic aux chardons, Monotech observait ses nouveaux compagnons.
« On forme une drôle de bande quand même ! » se disait le jeune gnome.
Le père Olaf lui manquait un peu. Il aurait du penser à laisser des marques sur le chemin depuis l'auberge pour qu'il puisse les retrouver au cas où il se sente mieux mais bon ... si un nain avait pu suivre un gnome à la trace, ça se saurait.
En attendant que tous se préparent à l'assaut du camp gobelin, Monotech révisait une dernière fois la lettre qu'il pensait envoyer à son cher maître forgeron à son retour au Dragon rouillé.

En haut du premier feuillet, de petites notes ...

Pour mémoire :
Le nain : Olaf Trek
L'elfe : Scalarel
Le paladin : Sire Méromé
L'orc-humain : Ab-rak

« Il n'y a rien de plus mauvais que le mal ! ».
(C'est la pensée du jour. Je la note maintenant pour ne pas l'oublier)

Cher parrain,

Cela fait maintenant plusieurs semaines que je n’ai plus donné de nouvelles. J'ai enfin rencontré l'aventure comme je l'attendais ! Enfin … je crois.
Tout se mélange un peu dans mes pensées et pour être sur de bien te faire vivre les meilleurs moments, je vais commencer par la fin !

J'ai été blessé hier, assez gravement d'ailleurs, par un gobelin mutant ! Oui comme je te le dis, un gobelin mutant. La sale bête m'a salement amoché et sans le secours du père Olaf, un prêtre nain que j'ai rencontré, je ne serais peut-être plus de ce monde.
Je m'en suis remis finalement assez vite, une bonne nuit de sommeil, et j'ai même décidé de m'acheter un bouclier ... pour voir. Tu sais comme l'idée ne me plaisait que moyennement. Mais Ab-rak m'a convaincu et je m'en suis trouvé un petit qui tient bien sur mon bras gauche, même quand j'ai en main la belle épée longue que l'on a trouvée.

Aujourd'hui donc, nous avions pour but de finir le nettoyage de ce souterrain et de partir à la recherche d'une troupe de gobelins au pic aux chardons. Je sais c'est un peu confus, mais moi même en vivant mes propres aventures, j'ai parfois du mal à suivre.

J'ai bien récupéré cette nuit mais on ne peut malheureusement pas en dire autant du Père Olaf qui a partagé sa chambre avec Scalarel le ... l'illusionniste elfe (il fait bien illusion d'ailleurs comme tu le verras plus tard quand il essaye de tuer un gobelin pouilleux mais n'y arrive pas).
Ce pauvre nain tousse et a préféré rester à se reposer dans sa chambre à l'auberge pendant que l'on fini de visiter la crypte dédiée à ces vieilles divinités de l'Empire de Thassilon.
Scalarel n'a pas meilleure mine mais il arrive à tenir debout et est d'accord pour nous accompagner.
Ab-rak l'orc-humain, Sir Méromé, Scalarel et moi nous sommes donc retrouvés devant l'entrée des souterrains : la verrerie. C'est là qu'ils m'ont donné cette superbe épée longue qui est un peu grande pour moi mais que j'arrive à manipuler comme une épée à deux mains. Heureusement si elle est un peu encombrante, elle n'est pas trop lourde. Va falloir que je m'entraîne quand même. C'est celle du gobelin mutant !

Il y avait comme un air d'excitation ce matin et quand les gardes devant la verrerie nous dirent d'attendre car quelqu'un voulait parler à Sir Méromé, Ab-rak et moi-même avons eu un mal fou à rester en place.
Quand cette personne, Draxell, un elfe-humain un peu bizarre envoyé par Belor pour nous accompagner ou nous aider ou nous suivre ou nous masser, arrive, Ab-rak et moi sommes déjà partis dans le premier couloir obscur en chantant une belle balade naine traduite en gnome :

On embroche des palourdes par douzaine
Des oies des canards par kilos
Pour nous sans saveur sont ces trésors
On a soif ! Glou glou glou.

Heigh-ho, heigh-ho ! On boit tous au goulot

Tu connais la suite...

Il faut dire qu’Ab-rak est plutôt content de son idée d'épuisette qu'il a trouvé sur le port pour pécher les machins qui flottent.
On arrive rapidement dans la pièce avec les zombies où le Père Olaf est tombé hier et où le gobelin mutant m'a pratiquement coupé en deux. A part les morts-vivants au fond de leur trou, rien à signaler.
D'ailleurs pour être sur, Sir Méromé demande à Draxell ou à Ab-rak d'éliminer les abominations (c'est lui qui le dit). Draxell fait un truc, une incantation de soins je pense et ça n’a pas l'air de leur faire du bien aux morts vivants, Ab-rak leur jette des pierres, l'un dans l'autre, l'action est menée à son terme rapidement. En y repensant, j'aurais cru que les Paladins pouvaient tuer les morts vivants d'un simple regard.
C'est là qu'il a dit je crois, devant notre étonnement sur son insistance à zigouiller des choses finalement bien inoffensives au fond de leur trou :

« Il n'y a rien de plus mauvais que le mal ».
Ab-rak a été assez impressionné par cette sage parole. Je dois dire que je cherche encore s'il y a un second degré mais j'ai bien peur que non. C'est peut-être là la force du Paladin ...

Une fois cette tache ingrate terminée, nous nous sommes dirigés, derrière Ab-rak, vers la pièce où flotte les objets.
Je te fais la liste :
 Un livre de prières
 un parchemin sur lequel est écrit un sortilège qu'il reste à étudier
 un corbeau mort
 une baguette en fer tordue dont l'extrémité est fourchue. Aucune idée de son utilité mais Scalarel doit l'étudier
 une bouteille de vin

Voir ces machins flotter dans l'air comme ça c'est bien étrange. Une fois qu'on a eu tout récupéré à l'épuisette, Ab-rak m'a attaché à une corde et je suis monté voir tout en haut de la pièce. Mais y avait rien.
Comme dans tout le reste du complexe d'ailleurs. Il ne nous restait que la salle de la Cathédrale (drôle de nom, je me demande où j'ai entendu ça) à voir. Celle salle où on espérait avoir enfermé le Quasit : cette petite chose immonde et volante qui avait invoqué les rats qui ont rendu le Père Olaf malade.

Ah si, il restait une chose étrange dont j'ai failli oublier de te parler : une sorte de tête flottante, gluante, plutôt coulante et finalement assez sensible aux coups de hache de Ab-rak. La pauvre chose n'a pas survécu longtemps une fois que l'orc-humain l'avait repéré.
En même temps ... c'est peut-être mieux ainsi.
Au sol de la pièce où se trouvait cette tête, un bassin dont les bords était fait de crânes sculptés. Au cas où, on en a cassé quelques uns.

La Cathédrale et la Quasit : Cette chose était toujours là ! On avait bien réussi à la coincer et on a même réussi à l'abattre.
Elle est apparue d'un coup, voletant dans un coin sombre de la pièce et par magie a cassé le manche de la hache de Ab-rak. Pas bête la chose !
Mais ça n'a pas suffit à nous arrêter ! Draxel d'un coup de son fouet a réussi à la coincer et à l'attirer au sol. J'ai profité de ce qu'elle était à ma portée (je n'ai pas trop grandi depuis la dernière fois qu'on s'est vu) pour lui mettre un bon gros coup d'épée qui a du lui casser le dos.
Après ça, Ab-rak l'a coincé avec l'épuisette, Draxel a fini le travail d'un autre coup de fouet. Fini, morte, crevée ... terminé le Quasit et son règne de terreur sous la verrerie !!

Après les déboires de la veille, ça faisait plaisir. Dommage que le père Olaf ait raté ça ... je ne répèterais pas ce qu'a dit Scalarel, tu n'apprécieras pas.

A notre retour au Dragon rouillé, le Père Olaf n'allait pas mieux. Et pour cause : Une elfe « guérisseuse » est passée nous a t-on dit et a recommandé des tisanes. Et pourquoi pas des bouillons de légumes !
J'ai changé les recommandations par « un tonnelet de bière ». Ca ira rapidement mieux à mon avis.
Non mais des tisanes ...

Nous avons également revu Ameiko a qui nous avons annoncé la bonne nouvelle : les souterrains sous la verrerie sont surs !
(Enfin moi je la connais pas cette dame mais j'ai fait semblant)
Grâce à elle, on a pu savoir que le vin venait de la cave de son père, on a ouvert la bouteille et bu pour fêter ça.

Ce que j'aime avec mes nouveaux amis, c'est qu'on a à peine terminé une aventure, on repart sur une autre !!

Il fallait maintenant parcourir le pic aux chardons pour retrouver la trace de la troupe de gobelins responsables de l'attaque sur le village de Pointesable. Ils sont encore actifs dans le coin d'ailleurs car au moment où nous nous préparions à partir du Dragon rouillé, les gardes ont amené un couple d'humain à qui on, des gobelins, avait volé un beau cheval de bataille qu'ils, les humains, voulaient vendre. Le cheval s'appelle : Sombrebrume.
Qu'est ce que les gobelins peuvent bien faire d'une bête pareille ? Bonne question !

En tout cas, de là où je t'écris, caché dans cette sorte de construction en bois qu'ont fait les gobelins et qui semble être leur quartier général au pic aux Chardons, on a pas trouvé de cheval. Quand je dis que c'est les gobelins qui l'ont construit, c'est peut-être pas eux. Même si ça ressemble plus à un tas de planches assemblées ensembles, ça tient quand même debout, avec des étages. Y a plusieurs pièces, des portes assez solides, etc. C'est peut-être pas gobelin comme construction, juste simplement pas entretenue.

Et sinon, on a trouvé ce qui semble être une bonne partie de la troupe des gobelins. Enfin ils sont un peu moins nombreux maintenant que Ab-rak en a zigouillé quelques-uns qui montaient mal la garde sur les tours.
On a eu du mal à trouver quand même. On était parti sur la trace des voleurs de cheval mais on n’a pas trouvé grand chose d'autres que des buissons d'épines pendant un sacré moment.
Puis, je sais plus trop comment, on a trouvé une porte camouflée qui cachait l'entrée d'un tunnel fait dans la masse des chardons !! Y en a tellement à cet endroit !
Et vénéneux avec ça les chardons. Sir Méromé s'est un peu piqué dessus, il est maladroit celui là aussi, et n'a pas semblé apprécier.
Moi devant, le tunnel est juste à ma taille, les autres tous derrière, un peu penchés pour pouvoir entrer dans le tunnel, on a visité ce petit labyrinthe.

On a rencontré de drôles de choses dans ce tunnel mais rien qui nous arrête bien longtemps. Fallait voir la troupe se battre à genoux pour éviter de tomber dans les murs d'épines ! C'était bien un repère de gobelins mais pas ceux qu'on pensait, ou alors les plus misérables d'entre eux.
L'un dans l'autre, on s'en est pas trop mal sorti sans trop de blessures sérieuses.
Y a peut-être que le gros fauve qui a sacrément amoché Sir Méromé quand on a découvert la tanière du shaman gobelin (quand je dis qu'il est maladroit ce Paladin). Et le shaman gobelin, lui on l'a eu dans son sommeil ou presque, et il a pas fait long feu !
J'ai récupéré une belle armure de cuir chez lui. Va falloir que je la nettoie un peu et elle sera très bien, On a aussi récupéré 6 fioles de potions dont 2 potions de soins. Draxel en a pris 2 non identifiées « pour services rendus », j'en ai pris une de soins au cas où et Sir Méromé en a bu une pour se remettre de sa rencontre avec le fauve. Il en reste 2 à identifier.
On a aussi trouvé une belle cape que Scalarel a prise pour lui.

Il y avait aussi ce drôle de trou dans le sol, au dessus de la mer. Ab-rak m'y a descendu pour voir, attaché à une corde, mais y avait rien. Pas de bateau, pas de poteau pour attacher quelque chose, que de la mer et une belle grosse créature qui a surgi. Un serpent de mer ou quelque chose comme ça.
Heureusement qu'on l'a vu en fait car Sir Méromé voulait prendre le quartier général des gobelins d'assaut en passant par la mer mais à la nage !!
Tout ça pour éviter de passer par le pont.

En fait, on est quand même passé par le pont. Je me suis déguisé avec des frusques de gobelins puantes et je suis passé tranquillement sans éveiller l'attention des gardes. Ab-rak est passé aussi en même temps que moi et sans déguisement. Il a rapidement éliminé les gardes gobelins sur les 2 tours de garde. On a bien fait d’attaquer de jour et de ne pas attendre la tombée de la nuit.
Les autres nous ont rejoins aussi et on est là maintenant, dans la bâtisse. Draxel est venu aussi même s’il nous conseillait d’attendre le Père Olaf. Mais comment faire pour aller le chercher avant que la nuit tombe ? L’occasion est trop belle de défaire cette menace ici et maintenant.
De ce qu’on a pu voir de l’endroit, il y a une cour avec des chiens qui montent la garde devant une pièce avec une porte.
Y a aussi quelques gobelins derrière la baraque ... ils jouent avec une mouette. Ils sont peut-être 5 ou 6. Y en a peut-être encore d'autres dans la maison ... on va bien voir. Les plus dangereux pour le moment, ce sont les chiens. Et il semble qu'il y a quelque chose derrière cette porte dans la cour ... le cheval ?

Monotech, bien content de la tournure que prenait sa lettre, plia soigneusement le tas de feuilles jaunies et le rangea dans une poche bien à l’abri, puis termina de vérifier son équipement pour la bataille à venir.
Le petit guerrier ajusta son bouclier, essuya lentement la garde de son épée pour en enlever toute trace de sueur et se plaça au coté d’Ab-rak. L’idée était d’arrêter les gobelins qui pourraient surgir pendant que ses autres compagnons éliminaient les chiens à distance.

Ca promettait de l’action !