dimanche 29 mai 2011

[Dragon Age] Session 10 (20/05/2011)

Les personnages ont fini par déboucher par le tunnel aquatique au cœur d'une large cuvette aux bords surélevés. Les esprits du feu volètent, éclairant des tunnels et une peau d'un serpent gigantesque qui aurait mué. Très vite le réel serpent surgit et attaque Falos l'entourant de ses anneaux. Le groupe finit par tué la créature gigantesque. Après avoir erré dans les tunnels et découvert un puits où Falos découvre une épée courte de facture ancienne et Roshek une armure faites d'écailles devant être restaurée, le groupe débouche au sein d'une caverne empuantie par l'odeur de la mousse d'ombre. Roshek ne peut y pénétré vomissant tripes et boyaux. Seul Arcill est sensible au chant terriblement triste des esprits : en récoltant la mousse d'ombre, le groupe condamne à mort les esprits du feu (l'un des esprits va se transformer en serpent pour le remplacer mais ce processus est lent et comme les esprits se nourrissent des excréments du serpent gardien - la mousse d'ombre - ils sont voué à une mort certaine).

Rapidement, grâce à l'exploration du nain, le groupe ressort au petit matin à l'air libre. Le temps de prendre une dose de potion pour retarder les effets de la rage, le groupe se plonge dans les terres sauvages des Korcari en espérant ressortir au plus vite. Le groupe passe la nuit dans la forêt et par un coup de chance finissent par en sortir au matin. A nouveau une dose de potion est nécessaire. A marche forcée, ils se dirigent comme ils peuvent vers le nord pour repasser le guet à Wichford.
Dans les collines qui se dressent avant Wichford, les personnages aperçoivent un chevalier en armure monté sur un destrier. Ils reconnaissent Ser Vilja Wulverton, un chevalier en charge du village de Wulverton qui se trouve le long de la rivière Sudrand à 1 journée de chevauchée à l'ouest. Le noble demande avec tristesse que lui soit remis la mousse d"ombre car après l'attaque de son village , sa femme et son fils sont infectés par la rage d'ambre (il a invoqué les esprits de feu mais leur chant a indiqué qu'il était trop tard et qu'il n'y avait plus de mousse d'ombre). Le chevalier, devenu un bandit malgré lui, a attaqué le groupe avec l'aide de ses hommes d'armes et de Dobreela l'assistante de Maximilian, l'érudit du village. Le groupe a facilement défait la bande qui combattait avec désespoir et remords. Seul 2 hommes d'armes de la milice ont survécu et accepté d'accompagner le groupe au moins pour donner au corps du chevalier les derniers sacrements lorsqu'ils seront à Wichford.

La seule bonne nouvelle depuis ces derniers joueurs est le fait que Wichford a été repeuplé : les hommes de Wichford qui étaient au festival de Sothmere ont intercepté les enragés qui avaient attaqué le hameau et qui se dirigeait vers Sothmere. Entre temps Branik le trappeur avait commencé à reconstruire le bac. Au soir les personnages on pu dormir dans l'auberge reprise par Storm Karsgad, le marchand nain qui leur indiqua qu'ils devaient se méfier : Ser Vilem Richta avait fait quérir un arbitre appointé par le roi. Le lendemain (et dernier jour avant de devenir à leur tour des monstres enragés), le groupe partit à cheval dès le lever du soleil pour Sothmere. Ils évitent un groupe de cavaliers et finissent par arriver en fin de journée à Sothmere en remontant le cours d'eau qui coupe les collines.

Le groupe découvrir une vision d'horreur : les habitants du village et les amis du groupe qui étaient infectés, se trouvaient attachés des mats au milieu d'un bucher. Ser Vilem entouré d'une dizaine d'hommes d'armes portant armures, lances et arbalètes discutaient avec Bodgan le forgeron sur le meilleur moyen de mettre le feu au bois imbibé d'eau. Bogdan fit un geste avec sa dague indiquant qu'il suggérait de leur couper la gorge.

Une femme chevalier d'une quarantaine d'années habillée richement se tenait face à tous, entourée de 4 hommes d'armes portant arbalètes et épées. La femme était charismatique et imposante, notamment avec le bandeau qui couvrait son œil gauche. Le shérif Milo semblait désespéré et la vieille Stoyanka se tenait à distance.

Ser Gelda Cermac, arbitre appointée par le roi avait attendu le retour du groupe pour rendre sa décision. Maintenant que les personnages étaient là, elles pouvaient entendre les arguments de tous. Roshek et Ser Vilem se livrèrent à un duel verbal. Le chevalier faillit l'emporter mais le nain se ressaisit et au final on autorisa la vieille femme à faire sa potion. Stoyanka aidé par Rylan finit par réussir à fabriquer la potion qu'elle fit boire à tous les infectés qui furent sauvés (y compris Falos, Arcill et Roshek).

Ser Vilem et Bogdan partirent dans la soirée avec leurs soldats pour le fort. Leur regard de haine lancé aux personnages était sans équivoque. Le shérif Milo était sur un nuage : sa fille était sauvée. Avec fougue il promit d'organiser une pétition pour que Ser Vilem soit remplacé et indiqua qu'Arcill pourrait faire un parfait remplaçant (son regard allait du barbare à sa fille avec une étincelle dans ses yeux). Ser Gelda qui indiqua aux personnages qu'il y avait peu de chance que l'Arl Voychek Neruda accepte qu'un non féreldien obtienne cette charge. L'arbitre royal semblait soulagé d'avoir pris la bonne décision grâce aux personnages.

Le lendemain, ne perdant pas le but initial de leur mission, Roshek commença à réunir des graines de seigle et du pain de seigle.

lundi 16 mai 2011

[Dragon Age] Session 9 (15/04/2011) - Pensées d'un mage

A peine avais-je achevé ma brève prière improvisée pour sauver l’âme du cordonnier mortellement blessé, que la hache d’Arcill, d’un mouvement imprévisible et de belle précision, acheva ses souffrances. Je fus reconnaissant au guerrier de ce geste impromptu qui épargna au malheureusement de voir mort venir. Certes, l’alvar montrait une forme singulière de pitié, néanmoins totalement adaptée à la situation. L’homme, avant son dernier soupir, nous compta l’attaque subie par son village qui se déroula quelques heures avant notre arrivée. Une agression semblable à celle de Sothmere dans laquelle le mauvais sort nous avait jeté. Avec toutefois une différence : la population de Wichford fut anéantie. Nous venions d’achever l’unique survivant. Ce village méritait une cérémonie religieuse. Mais aucun de nous n’était prêtre, et la Chantrie restait absente en cette région. Prions que la clémence du Créateur sauve les âmes abandonnées de ces malheureux.

J’étais inquiet. A en croire les derniers mots du brave cordonnier, ceux qui avaient provoqué la perte de Wichford se dirigeait vers Sothmere. Ce qui signifiait que les rescapés de la veille allaient subir un second assaut. S’ils ne parvenaient pas à le contenir, cela signifiait la mort ou bien pire de tous ceux en attente de notre retour que nous avions placés en quarantaine dans la « Grange aux Soins », celle d’Eshara mais surtout celle de la sorcière Stoyanka qui entraînerait inévitablement celle de mes compagnons. Que faire ? Nous rendre en urgence à Sothmere en puisant dangereusement dans le maigre répit de trois jours de survie concédé par les morsures empoisonnées des mutants ? Ou fallait-il poursuivre notre quête et prier le Créateur que les gens de Sothmere sortiraient à nouveau vainqueurs, que Stoyanka, notre seule carte en main pour briser l’effet du poison, échapperait une nouvelle fois à la mort ? J’intériorisais mes interrogations et décidais seul de la route à prendre. Pour cette quête, j’avais inconsciemment et naturellement pris la direction des opérations. Non que je prétendais ou voulais usurper l’autorité de Roshek qui nous avait parfaitement conduit dans nos précédentes aventures. D’autant que nous les mages, nos missions visent à servir et les grands de ce monde, et non à nous hisser vers les plus hauts sommets du pouvoir. Nous sommes des conseillers, pas des meneurs. Mais le contexte de notre quête suscitait mes deux principales compétences : la magie et la médecine. Dans ces deux domaines, j’étais sans conteste le plus à même à pouvoir prendre les bonnes décisions. Enfin, c’est ce que j’estimais. Je fis mon choix.

J’étais inquiet. Je choisis de poursuivre notre quête. Mais je craignais que ce choix ne fût guidé par la raison, mais influencé par l’héritage paternel. Inconsciemment, je prenais le chemin parcouru par mon défunt père, une direction obsessionnelle d’une éternelle quête vers le savoir alchimique à la recherche de la potion miraculeuse qui sonnerait le glas à toute forme de maladie et autres maux. Mon père avait emprunté cette voie suite à la mort de ma mère dont il s’affligeait la responsabilité, lui le guérisseur incapable de soigner celle qu’il avait tant aimée. Il s’était donc engagé sur une route dangereuse qui en prenant le détour de la passion maladive, le mena irrévocablement vers une impasse destructrice. Par mon choix de poursuivre notre quête, de suivre la direction que nous indiquait le corbeau, de trouver, quoi qu’il en coûte, le lieu secret et protecteur de la Mousse d’Ombre, ne suivais-je pas les pas de mon père ? D’autant que j’occultais volontairement un danger bien plus profond que celui des attaques des chasinds enragés. Une fois de plus l’emprunte des apostats apparaissait et se montrait à l’origine de ces agressions. J’en obtins la conviction lorsque j’eus étudié le cadavre d’une des corneilles qui nous avaient agressés. Des marques de l’Engeance gâtaient son plumage. Malgré ce danger, malgré mon vœu donné au Créateur de servir au mieux l’humanité et donc de combattre L’Engeance et tout acte démoniaque des apostats, malgré tout, j’écoutais et obéissais à la seule voix du Guérisseur.

J’étais inquiet.

Extrait de "Une vie magique" de Rylan de Malgranne.
 
Texte : Marcapuce